Le possible non-lieu dans l’affaire du chlordécone, « un deuxième crime »

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Près d’un millier de personnes ont manifesté, samedi matin, dans les rues du centre-ville de Fort-de-France pour s’opposer au non-lieu requis par le parquet de Paris dans le dossier pénal du chlordécone.

La population a contre-attaqué. Alors que le
parquet de Paris a requis, le 25 novembre dernier, un non-lieu dans
l’enquête sur l’usage du chlordécone en Martinique et en
Guadeloupe, une trentaine d’associations, des citoyens, syndicats,
élus, avocats, enseignants et autres se sont mobilisés une fois de
plus, samedi matin, dans le centre-ville de Fort-de-France. Environ
1 000 personnes, qui sont parties de la maison des syndicats, ont
dit non au possible non-lieu et réclamé justice et réparation.
« Jijé yo, kondané yo ! (Jugez-les et condamnez-les !) »,
ont notamment scandé les manifestants. Ces derniers ont effectué
des gestes forts devant des lieux symboliques. En effet, les
militants sont restés silencieux quelques minutes et se sont mis à
terre en levant le poing vers le ciel, devant la cour d’appel.
Puis, au son des tambours, ils se sont arrêtés quelques instants
devant la préfecture, où des grilles de protection avaient été
installées avec la présence de 3 véhicules blindés de la
gendarmerie.

« La pollution des terres et des eaux
n’est pas prescrite ! »

Philippe Pierre-Charles, porte-parole de Lyannaj
pou Dépolyé Matinik, considère la demande de non-lieu du parquet
comme « un deuxième crime » : « La mobilisation se
poursuit. Dans ce scandale sanitaire, il y a la responsabilité des
gros planteurs commerçants, de l’État, de certains politiques, de
la justice. Le parquet parle de prescript

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