Claudine Gay, d’origine haïtienne devient la première présidente noire de l’université Harvard

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La prestigieuse université privée américaine Harvard a nommé jeudi à sa tête la doyenne de sa principale faculté, Claudine Gay, qui devient la première présidente noire de l’établissement, en plein débat à la Cour suprême du pays sur la discrimination positive concernant les étudiants.

Fille d’immigrés haïtiens, professeure d’études africaines et afro-américaines, Claudine Gay est considérée comme une spécialiste des politiques des minorités.

Mme Gay est une professeure et un mentor dévoué dont les cours ont porté sur des sujets tels que la politique raciale et ethnique aux États-Unis, la politique des Noirs dans l’ère postdroits civiques, les comportements politiques américains et la citoyenneté démocratique, écrit l’université en annonçant sa nomination sur son site.

Membre de l’Académie américaine des arts et des sciences, elle a aussi fondé et dirigé l’Initiative sur les inégalités en Amérique à Harvard, un travail multidisciplinaire visant à dynamiser l’enseignement et la recherche de Harvard sur les inégalités sociales et économiques, souligne Penny Pritzker, à la tête du comité de sélection de la nouvelle présidente.

Doyenne de la faculté et responsable des sciences et des sciences sociales.

Sa nomination, intervenue après un processus de plusieurs mois qui a généré plus de 600 candidatures, est annoncée alors qu’Harvard, première au classement mondial des universités de Shanghai depuis 20 ans, est au coeur d’un débat majeur sur la discrimination positive au sein de la très conservatrice Cour suprême des États-Unis.

Saisie par un militant néoconservateur, la Cour avait consacré le 31 octobre dernier près de cinq heures d’audience aux procédures d’admission dans les plus vieilles universités privée et publique du pays, celles d’Harvard et de Caroline du Nord, qui prennent en compte la couleur de la peau ou l’origine ethnique de leurs candidats dans l’évaluation de leurs dossiers.

L’objectif est de corriger les inégalités issues du passé ségrégationniste des États-Unis et d’augmenter la part des étudiants noirs, hispaniques ou amérindiens dans l’enseignement supérieur, mais ces politiques ont toujours été critiquées dans les milieux conservateurs qui les juges opaques et y voient du racisme inversé.

La haute juridiction doit rendre sa décision, qui s’appliquerait à l’ensemble du pays, avant la fin de juin 2023.

Claudine Gay prendra ses fonctions le 1er juillet 2023 à l’université située à Cambridge, près de Boston.

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