A Kherson, des frappes russes font deux morts et privent la ville d’électricité

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Kherson, grande ville du sud de l’Ukraine récemment reprise par Kiev, s’est retrouvée jeudi de nouveau sous d’intenses frappes russes qui y ont fait deux morts et provoqué une coupure…

Kherson, grande ville du sud de l’Ukraine récemment reprise par Kiev, s’est retrouvée jeudi de nouveau sous d’intenses frappes russes qui y ont fait deux morts et provoqué une coupure généralisée de l’électricité en plein hiver.

Plusieurs bombardements ont secoué jeudi cette ville située sur le fleuve Dniepr, à environ 500 km de Kiev à vol d’oiseau, touchant notamment son centre. 

“L’ennemi a de nouveau frappé le centre de la ville, à 100 mètres du bâtiment de l’administration régionale” déjà bombardée la veille, a indiqué sur Telegram le chef adjoint de l’administration présidentielle ukrainienne Kyrylo Tymochenko, faisant état de “deux morts”. 

La frappe a “touché un bâtiment utilisé par les autorités locales, des groupes de bénévoles et des organisations humanitaires pour distribuer de l’aide aux habitants de Kherson”, a indiqué la coordinatrice humanitaire de l’ONU en Ukraine, Denise Brown, dans un communiqué.

Elle s’est dite “choquée” par cette attaque “tragique” qui a notamment coûté la vie à une femme “qui travaillait comme ambulancière pour la Croix-Rouge ukrainienne”.

Sur Twitter, la cheffe du Comité international de la Croix Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric a appelé les belligérants à “épargner le personnel et les biens” de la Croix-Rouge.

De son côté, le gouverneur régional Iaroslav Ianouchevytch a indiqué quelques heures plus tard qu’un nouveau “fort bombardement” a visé un “site d’infrastructure essentielle”. Depuis, “Kherson est totalement sans électricité”, a-t-il indiqué sur Telegram.

Depuis octobre et une série de revers humiliants, la Russie cible avec ses missiles et drones en priorité les infrastructures énergétiques à Kherson comme dans le reste du pays.

Des millions d’Ukrainiens ne disposent désormais que de quelques heures d’électricité par jour, et souffrent de coupures de chauffage et d’eau au moment même où l’hiver s’installe.

Libérée par l’armée ukrainienne il y a un mois, la ville de Kherson est depuis la cible quasi-quotidienne de frappes russes. 

“Des morts pratiquement tous les jours”

“Nous avons des blessés pratiquement tous les jours et des morts pratiquement tous les jours. Et cette situation durera encore”, a constaté un responsable régional Iouri Sobolevsky cité jeudi par le site de la télévision publique Suspilné.

Face à des frappes régulières et des conditions de vie très difficiles, environ 11.000 habitants ont quitté Kherson depuis l’annonce des évacuations volontaires par les autorités ukrainiennes à la suite de la reconquête de la ville le 11 novembre, selon la vice-Première ministre Iryna Verechtchouk. 

“Malheureusement, des bombardements permanents empêchent la capitale régionale de retrouver pleinement une vie normale”, a-t-elle regretté. 

Les forces russes ont occupé la ville de Kherson qui comptait alors presque 300.000 habitants et la quasi-totalité de la région éponyme peu après le début de leur invasion de l’Ukraine lancée le 24 février.

Sa reprise par l’armée ukrainienne a entraîné un repli des forces russes vers la rive gauche du fleuve Dniepr. Mais avant cette retraite, les Russes ont détruit des infrastructures de services publics de base de la ville, selon les autorités locales.

La situation sur le front dans l’est de l’Ukraine reste très tendue et des combats acharnés se poursuivent. 

Dans la région de Donetsk, “les directions de Bakhmout et d’Avdiïvka demeurent l’épicentre des combats”, a indiqué jeudi la vice-ministre ukrainienne de la Défense Ganna Maliar. 

Dans celle de Zaporijjia (centre-est), un homme de 65 ans a été tué dans un bombardement russe à Marganets, qui a également fait trois blessés dans cette ville située à l’est de Nikopol, le long du fleuve Dniepr, a annoncé l’administration régionale.

Bombardement “massif” à Donetsk

De leur côté, les autorités séparatistes prorusses ont fait état d’un bombardement ukrainien sur Donetsk, “le plus massif depuis 2014”, année où cette ville est passée sous le contrôle de ces rebelles soutenus par Moscou. 

Au moins un civil y a été tué et neuf blessés, a indiqué Alexeï Koulemzine, le chef de l’administration russe de Donetsk.

Sur le plan international, l’ONU a annoncé avoir enregistré 441 exécutions sommaires de civils pendant les premiers mois de l’invasion par les forces russes, dans les régions de Kiev, Tcherniguiv et Soumy, ce qui constitue de “probables crimes de guerre”. 

“Les vrais chiffres sont vraisemblablement plus élevés”, a ajouté le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Volker Türk, en présentant un rapport à Genève.

Enfin, le Parlement européen a reconnu jeudi comme génocide l’Holodomor, famine en Ukraine provoquée par les Soviétiques il y a 90 ans qui a entraîné la mort de plusieurs millions de personnes. Moscou rejette ce qualificatif de génocide.

bur-ant/sba

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